Debian testing, OpenRC et KDE en 2026, notes d’installation

Cet article est davantage une note à moi-même et à quiconque s’intéresse à OpenRC en lieu et place de systemd pour démarrer Debian (Gnu/Linux).

Utilisant assez souvent Gentoo, j’apprécie particulièrement OpenRC, plus léger et moins intrusif que systemd. Et surtout, les logs restent accessibles dans des fichiers plats et sont gérés séparément sans intervention du programme d’init. Bref, il s’agit d’une préférence et d’un choix de ma part.

En me basant sur les deux articles publiés sur https://lecorbeausvault.wordpress.com, pour lesquels je remercie leur auteur, j’ajouterai ici mes notes pour faire fonctionner Debian testing (de début 2026) avec OpenRC… et KDE. Pourquoi ajouter des notes ? Eh bien, simplement parce que les articles en référence datent d’il y a quelques années et que la méthode de basculement vers un autre système d’init a encore changé… Il est de plus en plus difficile de désinstaller systemd de Debian. Pour ceux qui se posent la question : pourquoi ne pas utiliser Devuan à la place ? La raison est simple : je n’ai pas réussi à lancer KDE sur Devuan… Et puisque ce que je décris ici fonctionne sur Debian, autant se baser sur Debian « original ».

Peut-être que ces notes serviront aussi pour d’autres environnements de bureau… Il m’est impossible de le confirmer, n’ayant essayé cette méthode qu’avec KDE. Le mieux est, dans tous les cas, de faire ses propres essais dans une machine virtuelle avec qemu, par exemple, virt-manager ou VirtualBox…

Avant de continuer voici les liens vers les deux articles sur lesquels je me base :

D’autres sources d’informations très utiles, en remerciant chaleureusement leurs auteurs :

  • un article en français de 2025 : https://debian-facile.org/doc:systeme:openrc:install : il y est dit que le chroot est nécessaire pour réaliser la désinstallation. Je n’ai pas rencontré cette exigence au moment de la rédaction de mon article. Le chroot n’a pas été nécessaire.
  • un dernier article de 2024 : https://members.loria.fr/EJeandel/posts/openrc/ : une autre méthode pour remplacer systemd par OpenRC via un chroot… Et en bonus, il est expliqué comment faire fonctionner Pipewire pour le son grâce au démarrage automatique xdg.

Préparatifs

Avant de basculer sur OpenRC, j’ai réalisé une installation basique de Debian (netinstall). Il faut sélectionner le minimum dans le programme d’installation lorsque tasksel s’exécute. Pour ma part, je n’ai sélectionné que « Utilitaires usuels du système » et rien d’autre. Garder un système de base réduit au minimum AVANT de basculer sur OpenRC une fois l’installation terminée permet d’éviter bien des maux de tête. En effet, un simple environnement de bureau installe des paquets supplémentaires qui peuvent être liés à systemd et rendre très compliquée leur désinstallation par la suite sans casser tout le système…

Donc n’installer que le minimum pour que le système soit utilisable après redémarrage. Bien sûr, installer GRUB comme d’habitude et redémarrer l’ordinateur à la fin de l’installation de Debian.

Basculement vers OpenRC

Une fois l’ordinateur redémarré après l’installation de Debian (avec systemd pour le moment), je vais devoir faire les opérations dans cet ordre strict :

  • désinstaller systemd-sysv, ce qui va automatiquement exiger d’installer sysvinit-core et sysv-rc . À ce stade, c’est ce que l’on souhaite. Pour ce faire, exécuter :

# apt purge --allow-remove-essential systemd-sysv

Nous voici donc avec le vénérable sysvinit pour le moment.

  • puis, installer OpenRC, ce qui va désinstaller sysv-rc et faire d’OpenRC le programme d’init. Exécuter :

# apt install sysvinit-core openrc

Après l’installation d’OpenRC, redémarrer l’ordinateur. Attention : à ce stade, les commandes reboot, shutdown -r now ou init 6 ne fonctionneront pas. Redémarrer l’ordinateur avec CTRL+ALT+SUPPR. Cela redémarrera tout de même proprement l’ordinateur.

Si tout s’est bien passé, Debian devrait désormais démarrer avec OpenRC. Il reste quelques ajustements à faire.

Tout d’abord, il est fort possible que le réseau ne fonctionne pas. C’est très certainement dû au fait que le service networking ne s’est pas chargé. Il faut l’ajouter à la séquence de démarrage d’OpenRC puis le démarrer. Exécuter :

# rc-update add networking default

puis

# rc-service networking restart

On peut vérifier que l’interface réseau possède une adresse IP valide en exécutant la commande ip addr .

Maintenant que le réseau est accessible, on installe le reste des paquets pour que l’administration des services se fassent sans problème. Exécuter :

# apt install elogind libpam-elogind orphan-sysvinit-scripts systemctl procps

Puis redémarrer l’ordinateur avec la commande reboot.

Après redémarrage, OpenRC est complètement installé à côté des outils de gestion de services de base.

Empêcher systemd de revenir

Comme l’indiquent les articles de référence mentionnés au début de cet article, il faut empêcher que systemd puisse être réinstallé par mégarde. Pour ce faire, créer le fichier /etc/apt/preferences.d/systemd et y ajouter ceci :

Package: systemd
Pin: release *
Pin-Priority: -1
Package: *systemd*
Pin: release *
Pin-Priority: -1
Package: systemd:i386
Pin: release *
Pin-Priority: -1

 

Enfin, on bloque l’actualisation du paquet libsystemd0, qui doit rester installé malgré tout. On exécute donc :

# apt-mark hold libsystemd0

Et c’est tout ! Lors des actualisations du système avec apt update et apt upgrade, il faut tout de même surveiller qu’aucun paquet de systemd ne soit réinstallé. Cela ne devrait pas se produire si les étapes précédentes ont été réalisées mais mieux vaut garder l’œil ouvert… et n’utiliser que le terminal pour mettre à jour Debian. Éviter Synaptic ou Discover.

Notez que certains paquets liés à systemd doivent rester installés pour des raisons de compatibilité , ce qui est normal :

libsystemd-shared

libsystemd0

systemd-standalone-sysusers

Installation de KDE

Passons maintenant à l’installation de KDE. Il y a un petit piège auquel il faut faire attention en 2026…

D’abord, installons xorg en exécutant :

# apt install xorg

Et maintenant, au tour de KDE. J’ai évité d’installer kde-full, trop lourd à mon goût, et ai préféré kde-standard ou kde-plasma-desktop (très minimaliste). Que le choix se porte sur l’un ou l’autre de ces méta-paquets, il faudra ensuite désinstaller obligatoirement turnstile. En effet, turnstile est un outil de suivi des sessions des utilisateurs. Il entre en conflit avec elogind, qui est déjà installé. Si l’on ne désinstalle pas turnstile, l’ordinateur ne pourra être éteint ou redémarré à partir de KDE du fait de ce conflit avec elogind… Donc, on exécute :

# apt install kde-standard

ou

# apt install kde-plasma-desktop

puis

apt purge turnstile

KDE est installé. La suppression de turnstile va laisser elogind seul maître de la gestion des sessions.

Après un dernier redémarrage de l’ordinateur, SDDM devrait se lancer et vous pourrez ouvrir votre session sur KDE. Essayer d’arrêter l’ordinateur ou de le redémarrer via l’interface de KDE. Si cela fonctionne, la gestion des sessions est correcte.

Conclusion

Debian testing évolue vite… Ces instructions ne seront peut-être plus valables dans un mois, trois mois, un an… Cela dit, j’espère qu’elles pourront toujours servir de base même s’il y a besoin d’adapter certaines commandes après avoir analysé les messages du terminal. Si cela est nécessaire, j’essaierai d’écrire de nouvelles instructions…

Inflation – Années 1920 – 2020

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Histoire : Le monde contemporain 1914-1945
J. Bouillon, A.M. Sohn, F. Brunel
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1980

Télégramme de secours

Monde devenu fou. Stop.

Injonctions contradictoires. Stop

Interdiction de réfléchir. Stop.

Soumission totale requise. Stop.

Travailleurs en détresse. Stop.

Situation intenable. Stop.

Mur mortel en vue. Stop.

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Progressisme à la clef. Stop.